Urban Circus : rencontre avec la « fashion tech » haute visibilité

Alex
Rédigé le 26 mai 2018
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Cyclistes, wheelers et adeptes de la trottinette partagent une problématique commune : la visibilité de nuit, quand les petits éclairages de nos engins électriques ne suffisent plus. Les plus prudents recourent au bon vieux gilet jaune, mais force est de constater que son design ne fait pas rêver… c’est là qu’intervient Urban Circus : cette jeune marque créée par deux français propose des vestes alliant style, technicité et très haute visibilité. Chacune de ses vestes est réversible avec un côté taillé pour la ville (doudoune, blouson similicuir) et de l’autre un motif ultra-réfléchissant, qui donne son nom au modèle.

Rencontre avec Quentin, l’un des deux fondateurs, à l’occasion de la sortie du dernier modèle imaginé par Urban Circus : la Pop Collection, proposée à la précommande par l’intermédiaire d’une campagne Kickstarter, lancée avec le marché canadien en ligne de mire.

veste pop urban circus

Salut Quentin. Vous avez réussi avec vos premières vestes à vous forger une petite notoriété chez les cyclistes, mais aussi chez les wheelers. D’où vient l’idée d’Urban Circus ?

Au début, on voulait surtout restyliser le gilet jaune. Henri et moi étions tous deux adeptes de glisse urbaine, chacun dans notre style, et on a vu arriver l’obligation du gilet jaune pour tous les deux roues, ça devait être vers 2010. Henri, il avait pas vraiment envie de porter ce truc. Il a donc commencé à dessiner des gilets alternatifs sur un coin de table, à en discuter avec une designer, en se disant qu’il y avait peut-être un truc un peu sympa à faire sur le sujet.

Finalement, la loi ne passe pas. On laisse donc un peu le projet de côté et on vit notre vie. Henri part en Australie, moi aux Etats-Unis… quelques temps plus tard, après notre retour en France, je suis retombé sur nos premiers essais, notamment des tentatives d’impression de fluorescent sur du matériau réfléchissant. On a réalisé que ça n’avait jamais été fait avant, et que ça répondait aux mêmes normes que le gilet jaune alors qu’on était capable de proposer un design, des motifs, une vraie coupe, pour aboutir à une veste confortable, réversible, stylée et  bien imperméable.

Vous avez donc dessiné vos premiers modèles, comment s’est passé le lancement et comment le contact s’est-il établi entre Urban Circus et les amateurs de roue électrique ?

Au début, on ne savait pas trop, on a fait ça un peu comme ça. Il fallait de quoi lancer la production et tester le concept, on a donc fait une petite campagne de financement participatif avec nos deux premiers modèles, la « Cascadeuse » et la « Jongleur ». Ça a plutôt bien fonctionné mais ça n’était pas non plus l’explosion.

Sans trop savoir ce qu’on faisait là, on a exposé dans la foulée à la foire de Paris. On y a rencontré Olivier, qui bossait à l’époque chez Ninebot France, qui a bien accroché au concept ! On a donc commencé à tourner des vidéos, et faire des trucs ensemble, c’est sans doute ça qui nous a fait rentrer dans le monde des wheelers.

Depuis, on en voit qui débarquent à chaque fois qu’on va sur un événement. Au salon Autonomy par exemple, plein de wheelers qui portaient des vestes Urban Circus sont venus nous voir, c’était sympa !

Les amateurs de roue ou de trott’ ne sont pas le seul public qui a répondu présent ?

En parallèle, on a eu pas mal de contacts avec des coursiers parisiens à vélo et des sociétés de transport pour de l’équipement ou pour travailler sur des vestes personnalisées, ce genre de choses. Ça nous a permis d’avancer, de nous développer, mais en même temps certains ont commencé à nous dire que notre gamme manquait un peu de nouveaux modèles ! Le truc, c’est qu’en parallèle on a vraiment beaucoup bossé sur l’impression et ça a pris un peu de temps. Ça parait simple comme ça mais imprimer du fluorescent sur du réfléchissant, c’est un vrai défi technique, et là on pense qu’on a trouvé une solution efficace.

veste le jongleur urban circus

« le Jongleur »

D’où l’arrivée de ce nouveau modèle. Entre le design flashy, la coupe et les propriétés en termes d’imperméabilité ou de haute visibilité, ça me fait penser aux vêtements techniques de ski ou de snow, c’est un peu la même approche ?

Au début on n’y pensait pas forcément comme ça, mais finalement le rapprochement est un peu logique. Regarde les vêtements de ski, porter des couleurs fluo permet de capter les UV et de les renvoyer vers les autres skieurs pour être vu même en cas de brouillard, c’est un peu la base de la haute visibilité. Nos vestes ne sont pas pensées pour le ski au départ, mais elles sont étanches et tiennent bien chaud, si tu veux les utiliser comme ça pas de souci. Dans le fond, notre positionnement, c’est une approche fashion tech, c’est-à-dire des vestes utiles, qui te simplifient la vie en plus de te protéger de la pluie et de t’apporter un surcroît de sécurité grâce à la visibilité. Là, on a ajouté une poche tactile sur le bras, des aérations, une poche dorsale, etc. Et quand tu as fini de rider, tu retournes la veste !

Quentin et Henri, Urban Circus

Quentin (à gauche) et Henri (à moustaches)

La contrepartie du fashion tech, qu’on connait d’ailleurs bien avec les marques de fringues techniques, c’est que vos vestes ne sont pas vraiment bon marché ?

C’est vrai, mais c’est justifié. Le tissu qu’on a passé deux ans à développer coûte très cher à la fabrication. Pour atteindre le niveau de qualité auquel on aspire, on est obligé de garder un prix relativement élevé. Mais en même temps, on n’est pas dans une logique de fast fashion et de vêtements jetables, on n’est pas H&M. Les mecs qui portent la Jongleur, ils la traînent tous les jours, on voit des taux d’usure impressionnants, parce que justement chez nous c’est le côté utile qui prime. On essaie de faire des vêtements durables, que tu vas utiliser 90% de l’année parce qu’ils sont à la fois suffisamment légers et suffisamment étanches, et qu’au final ils te rendent vraiment service. C’est pour ça qu’on essaie plutôt d’améliorer nos produits que de forcément chercher à sortir une nouvelle collection.

Demain, dans quelle direction ira Urban Circus ?

On vit une drôle de période, d’un côté c’est la mouise niveau environnement et de l’autre, on a un vrai phénomène qui démarre autour de la mobilité douce, avec la capacité de changer les villes à terme. On aimerait pouvoir participer au mouvement et encourager ceux qui ont envie de s’y mettre, aider ceux qui peut-être hésitent à passer au vélo, à la roue ou à la trottinette en leur offrant la possibilité d’être bien visibles. Demain, on essaiera d’aller encore plus loin, avec de nouvelles fonctions intelligentes, pour que le vêtement soit encore plus utile et vraiment gage de sécurité. Peut-être un vêtement capable de recueillir ou de transmettre des informations… mais bon on en reparlera !

Merci Quentin, bonne route !

Plus d’infos sur le site de la marque. Urban Circus fait partie des partenaires de l’événement les Wheels Games, la première rencontre & compétition dédiée à la mobilité électrique, organisée les 9 et 10 juin 2018 à Monségur (33).

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