Ninebot One Z10 : le test de la roue du moment !

Alex
Rédigé le 8 décembre 2018
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Après quelques centaines de kilomètres parcourus, il est temps de vous livrer le test de la très attendue Ninebot One Z10 ! Vous allez voir que cette roue mérite assurément l’attention qu’elle a suscité depuis son annonce en août 2017, même si elle n’est pas exempte de défaut. Comment se comporte la Ninebot One Z10 sous les pieds, quelles sont ses performances réelles, son autonomie, sa qualité de finition, ses forces et ses faiblesses ? Notre review de la Ninebot One Z10 devrait répondre à toutes vos questions, tandis que la vidéo qui l’accompagne (en fin d’article) vous permettra de la voir en action. C’est parti !

Acheter la Ninebot One Z10 au meilleur prix

17 janvier : voici les meilleures offres du moment sur la Ninebot One Z10.

– Gearbest dispose d’un stock déjà arrivé en France, les roues sont proposées en vente flash à 1328 euros, frais de port compris, avec une livraison en quelques jours seulement, sans les aléas du trajet depuis la Chine.

Ninebot One Z10 : un peu de contexte

Comme toujours, on commence par un brin d’historique. La Ninebot One Z10 arrive après plusieurs année de silence de la part de Ninebot sur le marché des roues électriques. La marque, qui bénéficie désormais du soutien financier de Xiaomi, a mis la main sur les actifs de Segway et lancé une trottinette électrique très populaire, la Ninebot ES2, mais elle semblait avoir délaissé le segment des gyroroues. La donne change en août 2017 avec l’annonce, en Chine, d’une nouvelle ligne de roues aux performances et au design ébouriffants : les Ninebot One Z6, Z8 et Z10.

Annonce ninebot one z10 en chine

Lors de l’annonce officielle, en 2017. Depuis certains éléments de design ont évolué

Un an plus tard, Ninebot n’a plus de présence commerciale en France et l’entité qui gère maintenant la marque au niveau européen ne semble pas particulièrement intéressée par le sujet. Il faut dire que la roue présente à ce stade une lacune : Ninebot Chine n’a pas entrepris les démarches nécessaires pour obtenir la certification CE, or cette dernière est indispensable pour qu’une distribution officielle puisse être envisagée sur le vieux Continent. La raison est-elle financière, industrielle ou liée à d’obscures politiques internes ? On entend beaucoup de choses mais personne ne semble vraiment en mesure de répondre.

En attendant, quelques revendeurs français ont pris le parti de distribuer la roue de façon non officielle : c’est le cas par exemple d’Urban 360 ou de Weebot, chez qui la roue est vendue aux alentours de 2600 euros. On profite ici d’une garantie deux ans assumée par le revendeur mais même s’ils ne le disent pas, la roue n’est pas censée circuler sur la voie publique. L’autre solution, c’est l’achat en Chine, canal par lequel nous sommes passés pour obtenir la roue qui illustre ce test.

Si vous vous intéressez à la Ninebot One Z10, il est donc important que vous ayez en tête les éléments d’information suivant :

– L’absence d’homologation CE peut se retourner contre vous en cas d’accident sur la voie publique, notamment impliquant des tiers, dans la mesure où votre éventuelle assurance utilisera cet élément pour se dédouaner de toute responsabilité,

– L’achat en Chine implique une prise en charge très limitée en cas de problème technique, ainsi que des méthodes de livraison qui contournent la TVA applicable en France et en Europe.

Z10 : l’heure des présentations

Après ce long préambule, venons-en à la roue proprement dite. La principale caractéristique de la Ninebot One Z10 réside sans doute dans son pneu tubeless très large (4,1 pouces). Vous verrez plus tard qu’il influence significativement son comportement routier. La roue est au format 18 pouces, mais elle est moins haute que ne le sont des modèles concurrents de type KS18L : Ninebot a dessiné une roue au design assez trapu, ramassé vers l’avant.

ninebot one z10 de face

Avec son revêtement apparence carbone et cette ligne agressive, la Ninebot One Z10 a vraiment l’air d’un engin taillé pour les performances, le tout terrain et la conduite sportive.  En matière de design, tous les goûts sont dans la nature, mais la Z10 laisse rarement indifférent, et les piétons déjà habitués aux roues électriques pourraient bien recommencer à se retourner à son passage.

Un phare à double éclairage LED orne la face avant, tandis qu’un feu stop permet de marquer les freinages à l’arrière. L’intérieur des carénages est souligné par un ruban de LED dont l’intensité et la couleur peuvent être contrôlés depuis l’application mobile. Sur les côtés, les pédales (identiques à celles de la One E+ en termes de forme et de revêtement) sont peintes en noir.

La roue est livrée avec un trolley et un garde-boue amovibles, qu’il faudra insérer et visser dans les emplacements dédiés. Certains préféreront rouler sans pour des raisons esthétiques, mais ils risquent de changer d’avis dès les premières gouttes de pluie ! Le trolley est de type rétractable avec un système à trois éléments coulissants surmonté d’une poignée très aérodynamique (mais pas super ergonomique). La Z10 est également accompagnée de protections autocollantes en caoutchouc légèrement matelassé, destinées aux parties haute et basse des carénages latéraux. La découpe est précise et l’installation plutôt aisée grâce à des bandes autocollantes 3M. Notez que le grip qui équipe les pédales doit lui aussi être collé par l’utilisateur.

pédale ninebot one z10

Dans le carton, on trouve également un adaptateur secteur avec prise chinoise dont le câble pourra aisément être remplacé par un modèle aux normes locales : le connecteur à trois broches est identique à celui de la plupart des PC de bureau. Ninebot livre enfin un mode d’emploi (en chinois) et une petite rallonge pour accéder à la valve de gonflage.

Au premier démarrage, il est possible de rencontrer une légère déconvenue : certaines roues arrivent en effet dans un état de veille profonde (deep sleep) dont il va falloir les faire sortir au prix de quelques manipulations techniques. Voilà une illustration concrète des joies de l’absence de SAV, même s’il n’y a rien de vraiment grave ici !

Caractéristiques

Avant de partir à l’assaut des routes et des chemins, petit rappel des caractéristiques techniques de la roue ! La Z10 s’appuie donc sur une roue 18 pouces munie d’un pneu de 4,1 pouces de large (environ 10,5 cm) de type tubeless (sans chambre à air). Elle est équipée d’un moteur d’une puissance nominale de 1800W ainsi que d’une batterie 995 Wh avec une alimentation en 58V.

Ces caractéristiques autorisent selon Ninebot une vitesse de pointe de 45 Km/h et une autonomie de l’ordre de 80 Km. La première valeur est bien respectée, mais on se doutait dès le départ que l’autonomie allait se révéler quelque peu optimiste, ce que vont confirmer les tests. La Z10 dispose d’un contrôleur Bluetooth permettant de la connecter à un smartphone (indispensable pour procéder à son activation).

ninebot one z10

Une fois équipée de son garde-boue, de son trolley et de ses protections, nous l’avons mesurée à 25,9 Kg sur la balance : ça n’est donc vraiment pas un poids plume ! La poignée principale dispose d’un coupe-circuit (détection automatique) qui éteint automatiquement la roue dès qu’on la soulève et la rallume une fois qu’elle est reposée. Le bouton de mise en marche et le port de recharge se situent sur l’avant de la face supérieure, juste à côté du témoin de batterie. On peut être un peu surpris de voir qu’une simple pression courte sur le bouton suffit à allumer la roue ou à l’éteindre. Il peut ainsi arriver qu’on la mette sous tension par inadvertance en la portant à la main mais pas de panique, le bouton est désactivé quand la roue est en mouvement. La valve de recharge est quant à elle dissimulée derrière une petite trappe logée dans l’un des carénages.

A l’arrêt, le trolley fait également office de support : en basculant la roue vers l’arrière, on peut la poser sur le sol et la lâcher. Attention tout de même, l’équilibre est fragile.

Au quotidien, on regrette que les pédales ne disposent pas d’un petit rebord permettant de les ouvrir facilement au pied (certains le fabriquent d’ailleurs en impression 3D). La poignée pas franchement ergonomique et le trolley peuvent aussi agacer un peu à l’usage mais pour le reste, Ninebot livre une roue d’excellente facture. Les finitions extérieures sont excellentes, l’agencement intérieur est propre, l’étanchéité semble correctement assurée et les matériaux sont capables d’encaisser des chocs sans broncher. On note aussi que le phare a tendance à éclairer un peu haut : il n’illumine pas vraiment la route, mais plutôt ce qui vient en face.

ninebot one z10 de dos

Les photos qui illustrent cet article ont été prises après quelques chutes et un vol plané particulièrement réussi sur du bitume. Si certains éléments sont griffés, on n’a déploré aucune casse, ce qui est plutôt bon signe !

Allez, il est temps d’aller rouler un peu ! Le premier kilomètre se fait à vitesse limitée pour favoriser l’apprentissage. Il suffit ensuite de redémarrer la roue pour accéder à tous ses réglages et à son plein potentiel.

Ninebot One Z10 : les sensations de conduite

Disons-le tout de suite, on adore rider la Z10. Elle ne ressemble à aucune des autres roues qu’on a pu côtoyer, elle n’est pas évidente à dompter et il arrive qu’on se fasse quelques frayeurs, mais le plaisir de conduite qu’elle procure est vraiment unique. Ça n’est pas forcément évident de retranscrire des sensations à l’écrit, mais on va essayer !

Précisons-le d’emblée : la Ninebot One Z10 demande un certain temps d’adaptation, surtout quand on vient de modèles plus conventionnels. Il nous a fallu plusieurs dizaines de kilomètres et quelques tâtonnements au niveau de la pression du pneu pour trouver le sweet spot et vraiment « sentir » la roue. Ces différents constats découlent pour l’essentiel de ce pneu large qui confère à la roue une stabilité exceptionnelle.

A petite vitesse, elle se révèle étonnamment maniable pour une roue de ce calibre. On peut sans problème rouler à très faible allure, passer en marche arrière, slalomer ou effectuer des manœuvres précises. Les choses deviennent un peu plus raides quand on prend la vitesse. A partir de 20 ou 25 Km/h, la roue a tendance à rester droite, très droite, et les virages demandent un effort assez marqué : il va falloir déporter une partie de son poids sur le côté en stabilisant ses appuis sur les pédales pour réussir à emmener la roue avec soi.

ninebot one z10 route

En exagérant un peu, on pourrait rapprocher ça du mouvement du motard qui va chercher l’intérieur du virage et se retrouve avec un genou au ras du sol. Le mouvement n’est évidemment pas aussi marqué, mais il n’est pas aussi spontané qu’avec une roue plus fine, sur laquelle il suffit généralement d’engager les épaules dans la bonne direction pour tourner. Avec l’habitude, on tourne largement aussi bien et aussi vite qu’avec une autre roue 18 pouces, mais le mouvement nécessaire est plus marqué. Il n’est ni technique, ni fatigant une fois qu’on a pris l’habitude, mais la conduite à vitesse élevée devient un peu plus sportive qu’avec certains modèles concurrents.

C’est là que les avis pourront diverger : certains trouveront la roue trop stable et regretteront qu’il soit nécessaire d’appuyer ses manœuvres. De notre côté, on a plutôt tendance à trouver que c’est précisément ce qui fait le charme de la Z10 !

ninebot one z10 avec trolley

Une reine du tout terrain

Avec un pneu pareil, le tout-terrain ne pouvait être qu’une formalité, et la Z10 ne déçoit pas à ce niveau. Chemins de terre, gravier, terrain sablonneux, herbe : la roue passe partout, à bonne allure, au prix toutefois d’un bon fléchissement des genoux de la part du pilote. Comme avec toutes les monoroues puissantes, attention aux terrains gras et aux feuilles mortes humides, surtout en cette saison. Pour le reste, il n’y a pas grand-chose à craindre du moment qu’on est à l’aise dans ses baskets.

Il faut en effet faire attention quand les semelles sont mouillées ou salies par de la boue : la conduite demande de bons appuis et donc une excellente adhérence au niveau des pédales. Sur ce point, les bandes plastique qui constituent le relief principal de la pédale Ninebot et le grip fournis montrent un peu leurs limites, et on se prend à imaginer un revêtement nettement plus accrocheur. Les plus motivés réfléchiront certainement à une modification allant dans ce sens.

ninebot one z10 sale

Cette roue exige une petite toilette syndicale

A l’usage, nous avons identifié deux éléments sur lesquels la Z10 et son wheeler peuvent ne pas tout à fait se sentir à l’aise. Le premier, ce sont les dévers, les bords de route inclinés ou les bosses que l’on prend sur le côté. Il faut apprendre à anticiper ces zones et compenser l’action de la roue qui va vouloir rester perpendiculaire au sol. Autre zone de vigilance : les rues où le bitume est rainuré parallèlement au sens du déplacement ! Il peut y avoir un effet « rail » un peu déstabilisant, surtout si l’on roule avec un pneu très gonflé.

Performances et autonomie

En parlant de pression… les performances et l’autonomie vont dépendre des choix que fera le pilote. Rouler peu gonflé augmente le confort mais réduit l’autonomie. A l’inverse, une roue très gonflée tiendra plus longtemps mais se montrera plus à même de « rebondir » sur les aspérités du terrain. Pour nous, la bonne pression se situe aux alentours de 2,1 bar (environ 30 PSI), mais on vous invite vraiment à expérimenter différents niveaux avant de vous arrêter sur une valeur précise : le comportement de la roue change de façon assez substantielle !

Côté performances, Ninebot annonce une vitesse de pointe à 45 Km/h et, bonne nouvelle, la promesse est tenue ! L’application affiche 46 ou 47 Km/h en vitesse max, ce qui correspond à 44 ou 45 Km/h sur nos mesures au GPS, soit largement de quoi se faire plaisir (ou se faire peur, question de point de vue !)

Dans les phases d’accélération et de freinage, on remarque que le moteur est capable de délivrer jusqu’à 3000W de puissance instantanée. La roue offre un couple et un freinage largement suffisants pour une conduite (très) dynamique, mais la Z10 arrive quand même un cran derrière des roues comme la MSuper X de Gotway sur ce terrain, desservie par sa tension nominale assez faible.

puissance moteur ninebot one z10

Courbe de puissance sur une sortie en ville 

Côté autonomie, le bilan est plus mitigé. Il faut savoir que le firmware par défaut applique une limitation progressive de la vitesse de pointe en fonction de la décharge batterie. De 100 à 50%, pas de problème : on a la pleine puissance et la roue atteint les 45 Km/h. Ensuite, les bips qui signalent l’arrivée du tiltback (ralentissement automatique) arrivent un peu plus tôt, entre 35 et 40 Km/h. Au fur et à mesure de la décharge, la vitesse se réduit jusqu’à atteindre les 10% de batterie, stade à partir duquel la roue émet des bips quasiment non-stop.

Il y a donc deux niveaux d’autonomie à distinguer. D’abord, il y a l’autonomie de la sortie « sportive » où l’on va rouler vite, accélérer tout le temps au max et freiner fort. Dans ces conditions, nous avons atteint les 50% de batterie après environ 30 Km. Au-delà, il reste possible d’envoyer pendant encore quelques kilomètres, mais on sera bridé.

Ensuite, il y a l’autonomie « normale », celle que l’on obtient en se baladant sans forcément chercher à essorer le moteur. De notre point de vue, elle se situe aux alentours de 50 Km avec une vitesse de croisière comprise entre 22 et 25 Km/h. Elle reste largement suffisante pour envisager une longue balade dominicale, mais on est quand même loin de l’autonomie atteinte par des roues concurrentes de prix équivalent dont la capacité batterie est supérieure de plus de 50%.

ninebot one z10 connecteur de recharge

Précisons au passage que le calcul de l’autonomie restante n’est absolument pas linéaire : plus on avance et plus le pourcentage affiché par l’application ou le témoin situé sur la roue diminuent rapidement.

Nous avons obtenu ces valeurs en roulant sur des terrains plutôt plats, avec un pilote d’environ 85 Kg habillé / équipé, et des températures voisines des 15 degrés.

Recharge et équilibrage

Pour une charge complète, comptez de six à huit heures (selon le niveau exact de batterie). Le chargeur affiche un voyant rouge pendant que la charge est en cours. Il passe ensuite au vert quand elle est terminée. Il s’écoule parfois un délai important entre le moment où la roue atteint 100% de batterie et l’apparition du voyant vert : c’est le laps de temps nécessaire à l’équilibrage des cellules qui composent les deux batteries de la Z10.

A ce sujet, petit point d’attention pour les wheelers qui vivent en montagne ou roulent régulièrement dans des zones très pentues. La roue dispose de deux batteries qui sont montées en cascade, et seule la première profite de l’action du KERS (récupération d’énergie au freinage). Nous avons pu vérifier qu’en cas de pente importante, le KERS va provoquer un déséquilibre entre les deux batteries : ça n’est pas gênant en soit, mais mieux vaut laisser de temps en temps un rééquilibrage complet s’opérer, surtout si vous utilisez un outil de type Charge Doctor pour limiter la charge à un pourcentage de batterie donné.

Application mobile et réglages

Si vous avez déjà utilisé un engin de la marque, vous ne serez pas dépaysé puisque la Z10 exploite elle aussi l’application Ninebot présente sur iOS et Android. Une fois l’appairage Bluetooth effectué, on accède à un écran principal qui indique la vitesse instantanée et l’autonomie restante. Un glissement vers la droite offre un écran d’information plus général sur le trajet en cours, la distance totale parcourue, etc.

Du côté des réglages, on passe rapidement sur les effets lumineux que l’on peut paramétrer à loisir en choisissant couleurs et motifs préprogrammés (ondulation, balayage…). Les couleurs affichées ne sont pas toujours celles qu’on a sélectionnées à l’écran mais hormis ce détail, c’est sympa et ça soutient évidemment la visibilité de la roue en pleine nuit.

Les paramètres de conduite sont plus intéressants. Pour ce qui est de la vitesse, il est possible d’activer jusqu’à trois signaux sonores correspondant à des paliers prédéterminés. On va par exemple pouvoir demander un bip à 35 Km/h, un autre à 40 Km/h et un dernier à 44 Km/h pour être alerté juste avant le tiltback. Les plus aventureux n’activeront que le dernier, tandis que les pilotes raisonnables se mettront un warning vers les 30 Km/h pour veiller à leur autonomie.

La Ninebot One Z10 propose également un réglage de la sensibilité selon quatre crans (de 0 à 3). A 0, le gyroscope répond instantanément aux sollicitations alors qu’à 3, une certaine forme d’inertie apparaît. Les mouvements se font légèrement plus amples : c’est légèrement plus confortable mais la conduite en devient moins précise. De notre côté, la roue est réglée sur 0 et ne bougera probablement qu’en cas de très longue sortie.

Ninebot inaugure par ailleurs sur la Z10 une sorte de freinage assisté : quand l’option correspondante est activée, la roue a tendance à accompagner le mouvement du pilote quand il freine. Dit autrement, on ressent comme un tiltback complémentaire du freinage. Les sensations sont différentes, mais le freinage ne nous a pas paru vraiment plus efficace pour autant. L’application permet aussi d’activer ou de désactiver séparément le phare avant et le feu arrière. Au besoin, on pourra sans problème se tourner vers les applications alternatives de type Darknessbot (iOS) ou WheelLog (Android).

application darknessbot ios z10

Darkenessbot reprend l’essentiel des infos

Notre avis sur la Ninebot One Z10

Nous voilà proches du terme de ce long test de la Ninebot One Z10. Alors que retenir de cette drôle de roue ? Vous l’aurez compris, elle offre de notre point de vue une expérience de conduite assez particulière, très enthousiasmante pour quelqu’un qui aurait déjà un peu fait le tour d’une roue plus conventionnelle et voudrait des sensations un peu différentes. La contrepartie, c’est que la Z10 ne se conduit pas tout à fait comme les autres roues : c’est d’ailleurs un peu déstabilisant quand on remonte sur un autre modèle.

Toute compacte qu’elle soit, la Z10 est aussi une roue très lourde, munie d’un trolley pas particulièrement pratique, ce qui rend les manipulations un peu fastidieuses et n’en fait pas une championne de l’intermodalité. Il reste enfin la question de l’absence de conformité CE et les problématiques soulevées par l’achat en Chine en attendant une éventuelle arrivée officielle en France et en Europe.

ninebot one z10 de dos

La Ninebot One Z10 est généralement vendue aux alentours de 1500 euros sur les places de marché chinoises, mais elle fait régulièrement l’objet de bons plans intéressants. Vous croiserez peut être aussi sa petite sœur, la Ninebot One Z6, équipée d’un moteur 1200W et d’une batterie 530 Wh. Elle est plus accessible, vendue entre 700 et 900 euros, mais offre logiquement des performances et surtout une autonomie plus limitées.

Voilà qui conclut ce long test de la Ninebot One Z10. On espère qu’il aura répondu aux questions que vous pouviez vous poser. N’hésitez pas à partager votre expérience si vous roulez en Z10, profitez-en pour vous abonner à nos réseaux sociaux et à bientôt pour de nouvelles aventures !

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20 Commentaires

  1. Retour intéressant !! Mais quand je vois qu’elle n’est pas CE et qu’elle ne le sera peut être jamais en France, que la coque se désolidarise avec les chutes, son poids, son trolley, bref, j’ai bien fait d’avoir commandé aujourd’hui la GOTWAY TESLA !! Certes, des sensations différentes mais je pense à une qualité autre que cette Ninebot et surtout la possibilité de l’assurer avec surtout la nouvelle loi qui pointe son nez… !!! Certains vont être coincés avec la nouvelle loi, car de source proche des acteurs à l’initiative de cette loi, toutes les roues devront être obligatoirement CE est garantie en RC !!! On risque de trouver pas mal de Z10 sur le Bon Coin… 😂😂😂😂

    Répondre
    • Tu serais pas le petit frère de ce putain de Urban007 toi ?? tout juste bon à critiquez et se foutre de la gueules des gens !! met toi la ou je pense ta Gotway Tesla gros bouffon, nous les possesseurs de Z10 ont s’éclate avec et surtout ont t’emmerde.

      Répondre
      • Je sais pas d’où il sort l’Exo, mais il doit pas être très futé… Il serait bon qu’il s’achète un cerveau plutôt que de dépenser tout son salaire annuel dans une Z10… !!! 😂😂 Gotway oû pas Gotway, je pense que la Z10 est uniquement un effet de mode qui va vite retomber. Surtout, ne la casse pas ta Z10, tu risquerais de perdre tout ton patrimoine… Mdr !!! 😂😂
        Moi, je suis en Kingsong et c’est autre chose que ta Z10 en carton !! 😉

        Répondre
      • Au lieu de t’acheter une Z10, tu aurais mieux fait de t’offrir le dernier coffret « Bescherelle » (conjugaison, grammaire et orthographe)… Mdr !!!!
        😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆😆

        Répondre
    • Salut, kingsong m’intéresse. Si tu veux me donner des infos, voilà mon mail. (supprimé)
      Vu comment tu parles tu dois avoir une kingsong en 18. Même si je portes un intérêt à la KS 18 kl, j’aimerais des renseignements sur la ks 16 s.

      Cordialement

      Répondre
  2. J’hallucine avec les commentaires.
    Tellement une roue de merde que les entrepôts sont pris d’assaut, qu’elles arrivent au compte-gouttes.
    Que des communautés de fans de Z10 se mettent en place, avec des forums qui génèrent des centaines de pages…
    Que lors d’un ride t’as la moitié des wheelers qui sont sur Z10.
    A un moment faut arrêter la mauvaise foi, cette roue a certes quelques défauts, mais moi je l’ai et je m’éclate littéralement avec, comme la plupart de ses possesseurs…
    Suffit de voir les vidéos de Chooch ou Robert Ace sur YouTube pour se rendre compte que cette roue est juste géniale.
    Je ne dis pas que c’est la meilleure, mais c’est certainement pas une roue de merde !

    Répondre
    • Tout à fait d’accord avec tes commentaires. Les videos de Robert Ace sont tout simplement convaincantes. Ce mec est au taquet non stop et malmène sa monture comme personne. Perso, je m’éclate complètement avec cette roue qui plus est, pour le designer que je suis, à un look qui la différencie nettement des autres roues. Il était temps…

      Répondre
    • Salut, ce que tu précises pas, c’est que Chooch tech préférais sa MS3 avant d’avoir la MSX. N’importe qui chercherait à s’amuser avec une Z10 surtout après l’avoir payer …..

      Quand à celui qui dit que Robert Ace fait du sale avec sa roue comme personne? T’a pas vu de gros rider alors ….

      Je te propose une sortie, toi avec une z10 et moi avec une ACM 16. Ça te fera un avantage de au moins 5 km/h mais peut être tu t’appercevras que la puissance ne fait pas tout ….

      Répondre
    • Tu es la personne qui m’interesse, contacte moi s’il te plaît, j’ai besoin de gonfler une roue en autonomie et j’ai besoin de batterie pour une autre !

      Répondre

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