Lime : trottinettes électriques en libre service à Paris

Alex
Rédigé le 21 juin 2018
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Après les vélos, place aux trottinettes électriques en libre service à Paris ! La startup américaine Lime a annoncé l’ouverture de son service dans la capitale française le vendredi 22 juin. Ses trottinettes électriques seront accessibles au moyen d’un simple smartphone muni de l’application Lime. Le tarif : 1 euro la location puis 15 centimes par minute. Un trajet d’un quart d’heure coûtera donc 3,25 euros.

Les trottinettes seront laissées à disposition des usagers sur la voie publique, exactement comme les vélos de type Obike ou les scooters comme Cityscoot. Pour en louer une, il suffira de la sélectionner sur son téléphone, qui servira à la déverrouiller. Une fois le trajet effectué, on abandonne sa trottinette sur un trottoir et l’on prend soin de la verrouiller via l’application pour conclure la location.

Baptisées Lime-S, les trottinettes électriques de Lime sont des modèles fournis par Segway. Le service évoque une vitesse de pointe de 24 Km/h et une autonomie de l’ordre de 50 Km. Sur certains visuels utilisés par les médias français, on reconnaît bien la trottinette Ninebot by Segway (voir notre test du modèle ES1) munie de la batterie optionnelle fixée sur la potence, mais la société exploite aussi d’autres modèles non spécifiés.

Sur son application (déjà disponible) iOS et Android, Lime conseille le port du casque (obligatoire aux Etats-Unis, il n’est que recommandé en France) et suggère de rouler plutôt sur les pistes cyclables quand c’est possible. Pour le reste, le pilote est libre de se déplacer comme il l’entend.

Lime : recharge et entretien ?

Reste à voir comment Lime va gérer la question ô combien délicate de la recharge et de l’entretien ? Elle est particulièrement problématique à Paris, où le vandalisme a déjà contraint un acteur du vélo en libre service à rendre les armes. Fait amusant : le lancement de Lime en France est confié à Arthur-Louis Jacquier, qui était précisément en charge des activités de Gobee.bike avant que la société n’abandonne l’Hexagone.

Lime indique que ses trottinettes seront ramassées toutes les nuits entre 21h et 6h du matin pour être rechargées et sans doute entretenues en cas de besoin. Pour le lancement, il est probable que la startup finance un prestataire, mais à terme, elle cherchera certainement à recruter des particuliers prêts à réaliser la recharge à leur domicile en échange d’une petite rémunération. Aux Etats-Unis, c’est en effet ce modèle « distribué » que privilégient les acteurs de la location en libre service comme Bird ou Lime. Le second propose d’ailleurs un formulaire dédié à ceux qui voudraient se prêter à l’exercice.

Sur le vol, le représentant de Lime en France semble relativement serein.  « Il est très difficile de faire avancer la trottinette quand elle est bloquée », indique-t-il dans les colonnes du Parisien. Il serait également impossible (ou plutôt difficile…) de la recharger ou de la démonter sans outils dédiés.

De la place sur les trottoirs ?

Lime précise que ses trottinettes doivent être utilisées sur la chaussée ou sur les pistes cyclables, mais elles stationneront nécessairement sur les trottoirs au milieu des scooters et des vélos qui parasitent déjà l’espace réservé aux piétons. Dans quelle mesure la ville de Paris tolérera-t-elle cette nouvelle catégorie de véhicules à l’heure où le modèle de la location en libre service porte un coup fatal aux Velib et Autolib ?

Aux Etats-Unis, les startups comme Bird ou Lime ont pris le parti de déployer leurs flottes avant d’avoir obtenu les autorisations requises, une façon de s’imposer par l’usage. La ville de San Francisco, assaillie de plaintes relatives à ces trottinettes abandonnées sur les scooters, a fini par les bannir le temps de trouver comment encadrer sereinement les choses. La même technique sera-t-elle reproductible en France ? Sur son blog, Lime assure avoir discuté avec l’adjoint en charge des transports, mais ne précise pas la nature des éventuels agréments obtenus. En attendant, les Parisiens vont pouvoir s’initier aux joies de la trottinette électrique et peut-être suivre les conseils de l’application Lime, qui recommande de ne pas garer son engin dans le passage…

Application Lime

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12 Commentaires

  1. Pourquoi ne pas faire organiser par la mairie un stationnement typique aux trottinettes, comme il existe à Marseille ? Ainsi pas d’encombrement, facilité de ramassage pour l’entretien et satisfaction des habitants de la ville.
    A méditer messieurs les Maires…
    MT spécialiste de la gestion.

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    • C’est tout-à-fait exaspérant de contourner une trottinette pour marcher sur un trottoir.
      Je reste hébété en voyant une trottinette en plein milieu d’un trottoir car je n’arrive pas à imaginer un humain du 21è siècle poser un engin sur une voie où circulent d’autres humains et des mamans avec poussettes, cela dénote un degré de débilité et de sauvagerie qui ne cesse de me stupéfier.
      Les trottinettes sont géo-localisables, je ne comprend pas que la mairie n’exige pas que l’application ne valide la fin de la location que si l’engin est à une place à peu près convenable et compatible avec la vie en communauté. Voire infliger des forfait pour abandon irrespectueux, irresponsable, sur la voie publique…
      je suis assez content de la disparition des horribles vélos jaunes et vert fluo qui salissaient les trottoirs de paris qui reçois 90 millions de touristes par ans on ne peux pas laisser salir cette ville particulière avec des engins garés n’importe comment j’ai encore vu la ville à travers un taxi et on découvre que cette ville est une vraie merveille c’est comme laisser un tagueur barbouiller la Joconde personne au monde ne l’accepterai. Quand on veut,On peut…

      Répondre
  2. RAS LE BOL DE CES TROTTINETTES QUI OCCUPENT NOS TROTTOIRS ..VIVEMENT QUE LES MAIRIES LES CONFISQUENT . METTEZ LES DONC AILLEURS QUE DEVANT NOS IMMEUBLES ! ces engins partout nous emmerdent .

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